Une campagne de santé publique à destination des jeunes, lancée cette semaine, a été accusée par une partie du monde médical de banaliser la consommation d'alcool en s'abstenant d'évoquer ses effets dangereux pour privilégier des conseils en matière de comportements à adopter. Cette campagne, qui comprend des affiches et des clips ainsi que des spots radio, a été lancée le 26 septembre par l'agence Santé publique France et vise, selon son communiqué de présentation, à «sensibiliser les jeunes aux risques de consommation de l'alcool et des drogues». Elle recommande d'adopter plusieurs comportements pour réduire les risques liés à la consommation d'alcool: boire de l'eau entre chaque verre pour minimiser les effets, éviter d'encourager à boire quelqu'un qui ne le désire pas, raccompagner des amis qui ont trop bu... «Alcool et fête semblent faits l'un pour l'autre dans cette campagne», a jugé sur X (ex-Twitter) le pneumologue François Vincent, tandis que le généraliste Bernard Jomier, également sénateur écologiste (apparenté PS), a dénoncé «du jamais vu" dans une campagne qui "ne contient aucun message de réduction de consommation». Interrogé par l'AFP, le ministère de la Santé a défendu un choix stratégique: encourager les jeunes à éviter les risques, plutôt que les inciter de manière illusoire à l'abstinence.
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