Dans un communiqué du 8 juin, des chercheurs de la Société française de nutrition, de l’Inrae, de l’Inserm et de trois autres organismes* plaident pour la création d’un nouveau système de classification des aliments selon leur niveau de transformation. «Il paraît aujourd’hui nécessaire de développer un système de classification robuste, utilisable par tous et sans ambiguïté pour mieux étudier les liens entre la santé et la transformation des aliments, mieux définir les politiques publiques et mieux informer le consommateur», écrivent les scientifiques. Cela apparaît d’autant plus nécessaire aux yeux des chercheurs que le terme «aliments ultra-transformés» s’est imposé dans la définition des politiques publiques. La France s’était notamment donné l’objectif de réduire de 20% la consommation de ces produits entre 2018 et 2022. Or, les travaux des scientifiques ont démontré que le système Nova – le plus utilisé dans le monde, y compris en France – présentait «des faiblesses». Les classifications varient fortement d’un expert-évaluateur à un autre. «Ces résultats suggèrent qu’il est nécessaire de développer un système fiable basé sur un algorithme reproductible pour classer les aliments en fonction de leur degré de transformation», en concluent les chercheurs.
*Bordeaux Sciences Agro, VAB-Nutrition et MS-Nutrition