Face à une pression réglementaire accrue sur le cuivre, Amoéba a présenté le 28 octobre une alternative en biocontrôle, dont l’homologation pour le traitement de la vigne est attendue « fin 2025 ou début 2026 ». « On a de grosses ambitions avec Axpera », un produit contre le mildiou et l’oïdium, a déclaré Jean-Marc Petat, administrateur de l’entreprise lyonnaise proposant des solutions naturelles à base d’amibes. Le contexte est doublement favorable, selon lui. Utilisé en mélange, Axpera « permet de réduire les doses de cuivre », sur lequel s’exerce « une pression réglementaire ». Environ la moitié des autorisations de mise en marché (AMM) de produits phytosanitaires à base de cuivre n’ont pas été renouvelées par l’Anses en juillet. Amoéba pointe aussi l’augmentation des risques de résistance à certaines familles de produits chimiques largement utilisés. « Notre solution contrôle l’ensemble des souches de mildiou présentes dans le vignoble avec une efficacité constante », a indiqué Jean-Marc Petat. Par ailleurs, des essais sont menés sur le blé, pour lequel Amoéba veut sortir « le premier produit de biocontrôle à la fois contre la rouille jaune et la septoriose » : « On attend l’homologation pour les premières utilisations en 2028. »
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