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Céréales ukrainiennes: les trois pays qui prolongent unilatéralement leur embargo largement critiqués

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Les trois États membres de l’UE (Pologne, Hongrie et Slovaquie) qui ont annoncé leur intention de maintenir (voire d’étendre) les restrictions sur les importations de céréales en provenance d’Ukraine, alors que la Commission européenne y a mis fin le 15 septembre, ont été largement critiqués par nombre des ministres de l’Agriculture de l’UE réunis le 18 septembre à Bruxelles. Le président en exercice du Conseil Agriculture, l’Espagnol Luis Planas, a jugé que ces mesures restrictives unilatérales étaient contraires au droit communautaire et aux principes du marché unique. Les ministres français, Italien, allemand ou encore tchèque ont aussi déploré une atteinte au marché unique européen et souligné qu’ils comptaient sur la Commission européenne pour réagir. Le ministre de l’Agriculture polonais Robert Telus a pourtant dénoncé la décision de ne pas prolonger les restrictions comme étant «purement politique» et allant à l’encontre des intérêts des agriculteurs polonais. L’Ukraine a annoncé dans la foulée avoir porté plainte devant l'OMC contre les trois pays qui ont prolongé leur embargo. Le commissaire européen à l’Agriculture – qui était personnellement en faveur d'une prolongation des restrictions – a simplement indiqué, en conférence de presse, qu'il s'étonnait de la réaction ukrainienne, compte tenu des efforts réalisés par l'UE depuis des mois. Il espère que les discussions au sein de la plateforme UE-Ukraine permettront de trouver une solution à l'amiable et que des sanctions ne seront pas nécessaires.