Réagissant à la présentation, plus tôt dans la journée, du projet de loi de finances (PLF) pour 2024, Chambres d'agriculture France (ex-APCA) s'est félicitée, dans un communiqué le 27 septembre, de la hausse du budget du ministère de l'Agriculture, et en particulier du relèvement du plafond du Casdar (développement agricole) de 15 millions d'euros. La tête de réseau demande d'ailleurs que ces fonds – qui peuvent être alloués aussi bien aux instituts techniques, aux organismes nationaux à vocation agricole et rurale (Onvar) qu'aux chambres d'agriculture – permettent de «répondre aux enjeux immédiats des agriculteurs sur le plan environnemental et économique et de tester l'impact de nouvelles pratiques avec des projections à l'échelle des exploitations». En revanche, comme elles le craignaient, les chambres regrettent que le projet de loi ne prévoit pas de hausse de sa taxe affectée (TATFNB), alors que la taxe sur le foncier non bâti, sur laquelle elle est assise, va augmenter de plus de 7% en raison de l'inflation. «Il n'est pas acceptable que les agriculteurs qui vont voir leur impôt augmenter (...) ne bénéficient pas du retour de la taxe qui est affectée aux chambres.»
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