«Nous souhaitons être reçues et entendues dans les plus brefs délais !» sur le chlordécone, demandent huit organisations dont la Confédération Paysanne, Attac et la CGT dans un communiqué du 21 juin. Alors que les courriers envoyés fin mai au garde des sceaux Éric Dupont-Moretti et à la ministre des Outre-mer Yael Braun-Pivet sont restés sans réponses, les organisations renouvellent leur demande de rendez-vous, en y ajoutant la ministre de la Santé récemment battue aux législatives, Brigitte Bourguignon. Un entretien d’autant plus urgent selon les organisations, que les populations antillaises se sont mobilisées fin mai «pour contester un probable non-lieu que pourrait rendre la justice dans l’instruction des plaintes contre l’empoisonnement au chlordécone». Estimant également qu’un tel non-lieu serait «scandaleux», les signataires rappellent que lors de sa visite en 2018, Emmanuel Macron avait qualifié l’affaire du chlordécone de «scandale environnemental». En mars 2021, le gouvernement avait dévoilé un plan «Chlordécone IV» doté de 92 millions d’euros. Comprenant un dispositif de chlordéconémie de la population, le plan est aujourd'hui coordonné par une directrice dédiée, Edwige Duclay.
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