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«Fermes-usines»: après son action, Greenpeace dénonce des sanctions «démesurées»

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Deux jours après son action devant le ministère de l’Agriculture pour réclamer un moratoire sur les «fermes-usines», Greenpeace dénonce, dans un communiqué du 22 novembre, des «privations de liberté démesurées» pour ses onze militants arrêtés le 20 novembre. Cinq d’entre eux ont passé «plus de 55 heures» en garde à vue au commissariat du 13e arrondissement de Paris; les six autres y ont passé 33 heures. Citée dans le communiqué, Laura Monnier, responsable juridique à Greenpeace France, dénonce «une mascarade judiciaire avec des détentions arbitraires contre des militants qui se retrouvent au final avec des mesures alternatives aux poursuites». Et d’ajouter que «toutes les voies de recours seront enclenchées». Par ailleurs, l’ONG pointe une «considérable différence de traitement» entre ses actions et «celles des syndicats prônant une agriculture industrielle, telle que la FNSEA». Après une manifestation devant la préfecture de la Drôme le 21 novembre, dans le cadre d’un mot d’ordre national FNSEA-JA, «aucun [agriculteur] n’a été interpellé», rappelle Greenpeace. Un résultat qui n’est pas systématique: en décembre 2021, quelque 70 membres de la FNSEA Grand bassin parisien avaient été placés en garde à vue après une manifestation non déclarée contre les zones de non traitement phyto (ZNT).