La production de luzerne déshydratée devrait augmenter de 9% sur un an pour atteindre 810 000 t, a annoncé Luzerne de France (section de la Coopération agricole) en conférence de presse le 28 novembre. Ce résultat – à confirmer début 2024 – s’explique notamment par la «bonne résilience des assolements», explique son directeur Yann Martinet: alors qu’elles étaient attendues en baisse de 4 à 5%, les surfaces en luzerne pour la déshydratation ont finalement reculé de 2,1% (à 68 000 ha). 2023 restera comme «une année très humide qui a compliqué la récolte», note Luzerne de France. En raison de la stratégie de décarbonation de la filière, «il n’est plus question de récolter quand il pleut», indique M. Martinet, les usines traitant des matières premières les plus sèches possible afin de réduire leur consommation d’énergie. Les agriculteurs réalisent donc désormais un pré-séchage au champ: entre 2006-2009 et 2016-2019, la teneur en eau moyenne du fourrage est passée de 72,9 à 59,7%, selon une étude de l’Inrae. Inconvénient de ce nouveau système: les pluies peuvent pénaliser les rendements et allonger la campagne de récolte. Toujours selon l’Inrae, le rendement annuel est passé en dix ans de 13,05 à 10,73 t MS/ha. Une baisse «multifactorielle», analyse Yann Martinet.
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