«Le compte n’y est pas dans ces négociations», déclare Léonard Prunier, le président de la Feef (PME et ETI fournisseurs de la grande distribution), dans un communiqué du 11 janvier, à quatre jours de la fin des négociations commerciales entre les enseignes et les industriels qui réalisent moins de 350 M€ de chiffre d’affaires. D’après un sondage auprès des adhérents de la fédération, les PME et ETI n’ont, en moyenne, pas obtenu de revalorisation de tarif auprès de la grande distribution. L'enquête a été réalisée à sept jours de la date butoir, le taux de signature était alors de 53%. D’après les premières remontées, la fédération calcule «un atterrissage de la négociation à l’étal-négatif (entre 0 et -1% de déflation) pour 60% des PME-ETI», soit le pourcentage d’entreprises ayant signé des contrats. La fédération représente également les fournisseurs non alimentaires, mais 90% des répondants sont des entreprises du secteur agroalimentaire, précise la Feef à Agra Presse. Elle attire l’attention sur la situation des industriels, alors que, globalement, «les coûts de production ont continué d’augmenter en 2023 par rapport à 2022». Ainsi, «72% des entreprises interrogées prévoient une baisse de leur résultat net en 2023, signe de l’incapacité pour les fournisseurs PME-ETI de répercuter la hausse de leurs coûts dans les prix finaux», indique le communiqué.
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