Dans un rapport paru le 15 septembre, la Cour des compte estime que les soutiens publics à l'agriculture sont «peu efficients» en outre-mer, et «manquent dans l’ensemble de cohérence avec les principaux objectifs poursuivis, l’autonomie alimentaire et la transition agroécologique». Elle remarque au préalable que les territoires où l'agriculture est la plus dynamique (Mayotte, Guyane) sont aussi ceux les moins aidés, la Martinique et la Guadeloupe concentrant chacune un quart des montants des subventions en raison de l'importance de la canne et de la banane, aidées dans une logique «compensatoire». Les sages remarquent que l'objectif d'autonomie alimentaire fixé en 2009 reste «loin d'être atteint», et que les aides environnementales sont «très peu utilisées». Les récentes annonces d'aides supplémentaires n'ont pas non plus permis de «mettre en œuvre une redistribution des aides entre les filières et les territoires, ni (de) définir des critères de performance conditionnant leur octroi». La Cour fait deux propositions: «introduire une dégressivité des aides à l’agriculture ultra-marine par exploitation et les conditionner à un effort de diversification et au respect d’une démarche agroécologique» ; et «favoriser l’organisation des producteurs engagés dans une démarche de diversification en vue d’accroitre l’autonomie alimentaire des régions et départements d’outre-mer».
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