Si les associations de défense de l’environnement (WWF, FNE, LPO, Humanité et biodiversité) saluent l’ambition du Pacte de la haie (+50 000 km net de linéaire d’ici 2030, lire ci-dessus), elles ont plusieurs inquiétudes, selon leur communiqué commun du 29 septembre. Tout d’abord, elles appellent le gouvernement à reconduire le budget de 110 M€ «chaque année jusqu’à 2030». Au-delà des nouvelles plantations, soulignent-elles, il est «indispensable de prioriser la protection et la valorisation des haies existantes». Les ONG redoutent un assouplissement de la réglementation sur le déplacement des haies et l’interdiction de taille en période de nidification et reproduction (BCAE 8), sujet sur lequel le ministère de l’Agriculture ne s’est pas encore prononcé. Elles affirment enfin que le "Label haie" est le «seul à même de garantir [le] bon état écologique» des continuités d’arbres et arbustes. De son côté, la Confédération paysanne estime que «des zones d’ombre sont encore trop présentes» et attend de connaître les 25 actions du pacte qui seront détaillées d’ici fin novembre. «Un pacte qui ne stopperait pas l’arrachage est un coup d’épée dans l’eau», prévient le syndicat minoritaire dans son propre communiqué.
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