A l'occasion d'une audition par la commission d'enquête parlementaire sur les effets des pesticides, le 21 septembre, Nicolas Chantepy, directeur général adjoint de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, a justifié l'intérêt d'une augmentation de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) payée par les agriculteurs utilisant des pesticides. «L’agriculture est le seul usager du bassin qui bénéficie de beaucoup plus d’aides qu’il ne paie de redevances globalement, explique Nicolas Chantepy. La solidarité de bassin a ses limites, et la demande que l’on voit émerger, de la part des autres catégories, industriels ou collectivités, c’est de dire qu’on veut bien jouer la solidarité mais dans une certaine limite. Et comme les besoins sont plutôt croissants dans le domaine agricole, se pose la question d’augmenter les pressions fiscales qui pourraient peser sur l’activité agricole pour justifier l’effet de levier.» En augmentant «un peu» la RPD, il estime possible dans son bassin de faire passer les soutiens vers l'agriculture de 40M à 60-70 M€. Selon la FNSEA, le gouvernement envisagerait d'augmenter la RPD de 17% dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2024. Un scénario auquel s'oppose le syndicat majoritaire.
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