Auditionné en commission d’enquête à l’Assemblée sur l’échec du plan Ecophyto, le coordonnateur interministériel du comité d’orientation stratégique (COS) Pierre-Etienne Bisch a reconnu plusieurs limites dans l’exercice de ses fonctions. Interrogé par le rapporteur Dominique Potier (Socialiste, Meurthe-et-Moselle) sur une «décrue très sensible à partir de 2017» de la fréquence de réunion du comité - «même pas une fois par an» -, M. Bisch a expliqué cette fréquence «dépend du volontarisme des autorités publiques». Il a déploré l’absence d’une feuille de route «personnelle» et qui «ne peut émaner que du Premier ministre». «Quand il n’y a pas la feuille de route, le délégué interministériel n’a pas de compétence ministérielle, donc il ne peut pas avancer» a-t-il étayé. Selon lui, «c’est le règlementaire qui fait avancer les choses» et pas nécessairement l’idée qu’il va y avoir «une force du bon exemple». Sur les moyens alloués à Ecophyto (70M€) il a estimé qu’«il faut arriver à recharger la confiance dans Ecophyto pour recharger la dépense sur Ecophyto». Plus largement, il a indiqué avoir travaillé sur «la préparation d’un outil de pilotage» pour «retracer» comment sont alloués les «à peu près 650 ou 640M€» de crédits budgétaires en lien avec les produits phytosanitaires. Un projet qui est «tombé dans le vide».
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