Dans un rapport paru le 20 septembre, évaluant les politiques de gestion du loup dans d'autres pays, le CGAAER (ministère de l'Agriculture) estime que le classement de l'espèce en annexe V (statut de protection simple) de la directive Habitats n'apporte pas «de différence substantielle concernant les mesures d’intervention» par rapport au classement en annexe VI (statut de protection stricte) qui est en vigueur en France et dans la plupart de l'UE. «Dans les deux cas, expliquent les auteurs, le loup est une espèce protégée et l’absence du mot "strictement" pour l’annexe V ne change, en pratique, que le nom de ces mesures», concluent-ils. Deux pays européens ont été étudiés, qui utilisent déjà l'annexe V: l'Espagne (au nord du fleuve Douro) et la Slovaquie. En Espagne, le taux de prélèvement autorisé était «sensiblement moindre» (10%) qu’en France». La chasse y a été autorisée puis interdite. En Slovaquie, le quota annuel de chasse est passé de 157 en 2010 à 35 loups en 2019, «sous la pression de la Commission européenne», en vertu de l'Annexe V. La Commission a annoncé le 4 septembre qu’elle était prête à présenter une proposition visant notamment «à modifier le statut de protection du loup au sein de l'UE». Le Parlement européen avait adopté au mois de novembre 2022 une résolution dans laquelle il plaidait pour un changement du statut.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence et eau : l’Assemblée suit finalement le gouvernement
Après de sévères revers en commission sur les dossiers liés à l’eau, le gouvernement est parvenu à rétablir la version…
Négoce : Frédéric Gaudin nommé président de NégoA
Dans un communiqué paru le 21 mai, NégoA (entreprises de négoce) annonce l’élection de Frédéric Gaudin, 45 ans, dirigeant…
Engrais : en congrès, l’AGPB presse Genevard
Réunie en congrès, l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) craint une hausse significative des surfaces mises en jachère lors de…