Un accord « juste et ferme », avec les droits de douane « le plus bas possible » : Emmanuel Macron a appelé le 3 juillet à clore au plus vite la guerre commerciale qui menace de faire rage entre les États-Unis et l’Union européenne depuis un lieu hautement symbolique, Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron). Le président américain pourrait doubler à 20 % le taux par défaut des droits de douane sur les importations en provenance de l’Union européenne, voire les porter à 50 % comme il l’avait déclaré en mai. « On a une situation très dure, elle nous a un peu été imposée, c’est la loi du plus fort qu’on subit », a déploré M. Macron devant des producteurs de roquefort inquiets. Alors que le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, tente de conclure à Washington un accord au nom des 27 États membres de l’UE, M. Macron a jugé que les Européens avaient « des vrais leviers » dans la négociation. Pour l’heure, « c’est 10 % qui s’applique » et « ce qui pèse sur nous, c’est potentiellement 25 ou davantage », a-t-il observé. Il a souhaité « obtenir ce qui est le minimum aujourd’hui pour les Américains », à savoir « 10 % pour 10 % » de droits de douane. Et que « le 0 % de tarif qui préexistait » sur certains secteurs comme « l’aéronautique », « on puisse l’avoir » aussi.
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