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Avec ses sondes connectées, Teravenir optimise la gestion des engrais

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Teravenir testera la nouvelle version de sa sonde cette année. Crédits : © Teravenir

Le spécialiste de l’agriculture de précision Teravenir est en cours de levée de fonds pour sa solution de gestion optimisée des engrais grâce à sa sonde connectée et son application. 

Lorsqu’il fonde Teravenir fin 2024, Benjamin Mendou, docteur en biotechnologie végétale à l'Université de Picardie Jules Verne (UPJV) à Amiens, voulait « créer un outil pour aider les agriculteurs à mieux fertiliser leur sol ». Sa solution se compose de sondes connectées reliées à une application pour gérer en temps réel les besoins en engrais des cultures.

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Ses sondes connectées, qui peuvent gérer jusqu’à 10 hectares chacune, récoltent en continu des informations sur le sol, notamment sur les éléments nutritifs majeurs, l’azote, le phosphore et le potassium, mais aussi l’humidité du sol, la conductivité, la température et le pH. Une fois les informations remontées dans l’application, celle-ci permet de piloter les apports d’engrais, notamment grâce à l’IA. « L’IA se trouve dans toutes les couches de notre système, de la prise de données dans le sol, jusque dans l’application pour présenter les conseils, alertes et préconisations », explique son concepteur. « Les conseils sont présentés à l’utilisateur sous forme de feux tricolores. Quand c’est vert, c’est qu’il reste un stock de nutriments dans le sol et qu’il ne sert à rien d’en remettre. » Ces recommandations tiennent notamment compte du stade de développement des cultures pour évaluer leurs besoins. Si au contraire un besoin d’engrais est détecté, « l’application pourra recommander la quantité d’azote à appliquer et à quelle date ». D’après Benjamin Mendou, la solution de Teravenir « permet de réduire d’un tiers à 50% l’utilisation des engrais et accroître les rendements, ce qui a une valeur économique importante, car la gestion de la nutrition azotée est un des postes les plus onéreux pour les exploitants ». 

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Tests en plein champ en 2026 

Au printemps dernier, Teravenir a sorti le premier prototype de sa sonde connectée grâce notamment au soutien de l'accélérateur iTerra. « Il a depuis été retravaillé et une nouvelle version va être déployée cette année pour une campagne de tests auprès de partenaires avant la commercialisation », explique Benjamin Mendou. Déjà testée sur le blé, la sonde connectée de Teravenir sera mise à l’épreuve sur d’autres cultures comme la betterave, la pomme de terre, le colza et le pois

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Afin de financer ces tests en plein champ, l’industrialisation de sa solution, la production et la commercialisation de ses sondes, la start-up cherche à réunir 500 000€. Pour cette levée, qu’il espère boucler d’ici juin 2026, Benjamin Mendou entend faire appel à des business angels et des fonds d’investissement. Le fondateur prévoit une commercialisation de sa solution dès 2027 sur le modèle de l’abonnement, d’abord dans la région des Hauts-de France, puis dans le reste de la France, en commençant par l’Auvergne Rhône Alpes, le Grand Est et la Bretagne.