Abonné

L’agriculture des Bouches-du-Rhône est « totalement sinistrée »

- - 2 min

L’agriculture « souffre énormément et la filière fruits et légumes est totalement sinistrée », notamment dans les Bouches-du-Rhône, a souligné Bernard Reynès, député UMP de ce département.
La saison 2011 a été « catastrophique pour la filière des fruits et légumes dans les Bouches-du-Rhône », avec une perte « colossale » de 110 millions d’euros et des exploitants « exsangues », du fait de la chute des prix et de la demande, a annoncé la Chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône le 30 août.
« Cinq cents exploitations professionnelles spécialisées seront en cessation de paiement dans les prochaines semaines si des mesures ne sont pas mises en place en urgence », a-t-elle souligné dans un communiqué. La perte annoncée, encore provisoire, concerne plusieurs productions majeures du département : aubergine, concombre, courgette, melon, salade, tomate, poire, abricot et pêche. Mais la chambre anticipe aussi une perte d’au moins 15 millions d’euros pour la production de pommes.
Une surproduction en Espagne, qui déverse ses surplus chez ses voisins, la concurrence des produits de l’hémisphère Sud, « qui sont encore dans les frigos cet été alors qu’on devrait écouler les nôtres », et les quotas d’importation des produits turcs et marocains expliquent cette situation, selon Pascal Linossier, directeur général de la chambre. « Quand l’Espagne va mal, nous on va très mal », a-t-il poursuivi, ajoutant que la crise du concombre, liée à la bactérie E. Coli, a été « la cerise sur le gâteau ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.