Alors que la France a déclaré le 29 juin son premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), dans un élevage bovin de Savoie, la Confédération paysanne exige, dans un communiqué du 3 juillet, « un changement radical et immédiat de la gestion de cette maladie », allant jusqu’à « un déclassement à l’échelle européenne ». En tant que maladie exotique, la DNC, non transmissible à l’homme, est classée dans la catégorie « A » par la réglementation européenne, imposant une obligation de déclaration et d’éradication immédiate. « La faible mortalité et l'absence de conséquence pour les humains ne justifient pas de telles mesures », estime la Conf’. Et d’ajouter que « cette maladie génère des symptômes qui peuvent être importants chez les bovins mais avec un taux de guérison estimé à 90 % ». Dans un avis publié en 2017, l’Anses, se basant sur une étude menée en Jordanie, évoque un taux de mortalité « de 10 % dans les troupeaux non vaccinés et de 1 % dans les troupeaux vaccinés ». En raison de l’abattage total dès la détection de la maladie, « la réglementation menace davantage les éleveurs et éleveuses que la maladie elle-même », considère le syndicat, qui demande aussi « la suppression des mesures intenables » de biosécurité pour les élevages en zone réglementée.
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