Peut-on éradiquer la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), comme prévu par la réglementation européenne, sans recourir à l’abattage total des lots de bovins infectés ? « Aujourd’hui, on ne sait pas faire autrement », a affirmé Maud Faipoux, directrice de la DGAL (ministère de l’Agriculture), lors d’une audition le 17 décembre par les députés de la commission des Affaires économiques. Une méthode de lutte justifiée par les caractéristiques de la maladie : gravité, contagiosité, transmission vectorielle. En raison de la longue durée d’incubation de la DNC (sans symptôme), au moment de la détection d’un bovin malade, « on sait qu’on a déjà 28 jours de retard », rappelle Mme Faipoux. S’y ajoutent deux autres caractéristiques qui rendent la maladie particulièrement « insidieuse » : « 50 % des animaux en moyenne sont asymptomatiques » et « les prises de sang ne sont pas indicatives de l’état sanitaire ». Pour autant, « nous avons pleinement conscience de la souffrance, de la douleur que représente ce dépeuplement pour les éleveurs ». « Est-ce que, demain, on saura faire autrement ? C’est tout l’objet de la cellule de dialogue scientifique » mise en place cette semaine par la ministre de l’Agriculture pour étudier la proposition de protocole alternatif en Occitanie. [Lire notre enquête sur les maladies animales]
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