Après plusieurs mois de flottement, la Commission européenne a proposé, le 2 juillet, de maintenir son objectif de réduction de 90% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2040 (c’est-à-dire son objectif à mi-parcours pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050), mais en introduisant des flexibilités pour répondre aux réticences croissantes de certains pays. Bruxelles suggère, à partir de 2036, de prendre en compte l'acquisition de crédits carbone internationaux, à hauteur de 3% maximum des émissions nettes de l'UE de 1990 pour atteindre l'objectif européen de 2040. Celles-ci incluent un rôle limité pour les crédits internationaux à partir de 2036, le recours aux absorptions permanentes nationales dans le système d'échange de quotas d'émission de l'UE (SEQE-UE) et une plus grande flexibilité entre les secteurs afin de contribuer à atteindre les objectifs de manière rentable et socialement équitable. Ces crédits internationaux « de haute qualité » pourront provenir d'activités comme la production de bioénergie avec captage et stockage du carbone (par séquestration ou transformé en biochar qui peut être épandu). D’autres flexibilités sont introduites dans l’utilisation des absorptions permanentes dans le système d'échange de quotas d'émission de l'UE et entre les secteurs afin de compenser les émissions résiduelles des secteurs difficiles à réduire.
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