Dans un article paru le 7 avril, le quotidien L'Opinion assure que les autorisations de mise sur le marché de la phosphine à des fins de fumigation insecticide des céréales arriveront à échéance le 25 avril prochain, sans qu'une solution n'ait été trouvée pour les renouveler. Ces fumigations seraient requises par le «cahier des charges de l’Algérie, premier client du blé français, ou de la Tunisie, au Maroc, en Afrique de l’Ouest», indique le journal. Le flou règne sur les conditions dans lesquelles cette décision a été prise. Lors d'une audition à l'Assemblée le 29 mars, Charlotte Grastilleur, directrice générale déléguée de l'Anses a affirmé que ce n'était pas l'agence qui avait «interdit la phosphine» pour cet usage, mais le dépositaire du dossier «qui ne souhaite pas déposer de dossier». Alors que l'Anses aurait dans un premier temps «délivré des autorisations», le fabricant aurait lui-même indiqué une «non-conformité à la réglementation européenne», du fait de résidus persistants dont ils souhaiterait étudier «l'effet toxicologique», explique Charlotte Grastilleur. Une version que «dément» le fabricant, selon l'Opinion. Pour lui, l’Anses aurait demandé dans un premier temps un «complément d’informations», avant finalement de requérir un «dossier complet pour une autorisation de mise sur le marché du produit», qui pourrait prendre «des mois, peut-être plus d’un an.»
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…