«Une multitude d’informations nous disent que des vétérinaires vont cesser d’assurer la permanence et la continuité des soins pour les animaux d’élevage dans le Gers», a déclaré le président du conseil national de l’Ordre des vétérinaires (CNOV) Jacques Guérin lors d’une conférence au Salon des maires, le 21 novembre. «Il faut réagir tout de suite», a-t-il poursuivi. L’Ordre envisage la création d’une «cellule opérationnelle territoriale» qui mettrait «tout le monde autour de la table». «Le conseil régional [de l’Ordre, ndlr] d’Occitanie nous a alerté sur des cabinets du sud du département qui abandonnent la permanence et la continuité des soins. Ce sont les urgences qui sont sur le grill», précise Jacques Guérin à Agra Presse. Or, les difficultés à assurer les gardes, et donc les urgences, sont souvent les «premiers signes de faiblesse avant l’arrêt des vétérinaires», explique le président de la chambre d’agriculture du Gers, Bernard Malabirade. «Il y a des départs en retraite, des vétérinaires qui font le choix des chats et chiens… C’est la tendance depuis 4-5 ans. On se retrouve dans une situation où des éleveurs n’ont pas de vétérinaire pour venir soigner les animaux», indique-t-il. Ces dernières semaines, la propagation de la maladie hémorragique épizootique (MHE) accentue la pression sur les vétérinaires ruraux dans les territoires concernés, et particulièrement le Sud-Ouest.
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