Un élevage des Pyrénées-Atlantiques touché par la tuberculose bovine a testé « avec succès » un protocole alternatif à l’abattage total de son cheptel prévu par la réglementation, annoncent la Confédération paysanne et son antenne basque ELB dans un communiqué le 2 juillet. Celui-ci a consisté en des abattages ciblés d’animaux à risque, doublés de « tests successifs, à intervalle régulier » pendant près d’un an. Résultat : aucun animal n’est sorti positif, et « le protocole alternatif a permis de sauver une partie du troupeau : 32 vaches et 10 génisses » (sur un total de 126 animaux). En janvier 2024, un cas de tuberculose bovine avait été détecté chez une vache du Gaec Oihantxoko, à Espès-Undurein. Ses lésions auraient dû provoquer l’abattage total du troupeau. Appuyés par une forte mobilisation locale, Philippe et Sophie Sicre, les deux associés du Gaec, ont négocié ce protocole alternatif. Les éleveurs pratiquent en effet la transhumance et avaient besoin de conserver des vaches expérimentées pour guider les plus jeunes, apprend-on dans La France agricole (article payant). D’après la Conf’, grâce à ce test concluant, « un protocole sélectif renforcé dérogatoire a été proposé ces derniers mois » à d’autres élevages des Pyrénées-Atlantiques, un département particulièrement touché par la tuberculose bovine.
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